2019 : l'année où la blockchain devient boring... et qui signe peut-être la fin d'un rêve

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Ses créateurs l'imaginaient comme un outil d'émancipation... Ils risquent d'être déçus.
11.01.2019
Planet
FORWARDEZ-NOUS 
2019 : L’ANNÉE OÙ LA BLOCKCHAIN DEVIENT BORING... ET QUI SIGNE PEUT-ÊTRE LA FIN D'UN RÊVE 
Thimothy C May
Thimothy C. May - Un des pères fondateurs de la blockchain
2018 a été l'année de tous les doutes pour les crypto-monnaies, l'application la plus connue de la blockchain. 

Un chiffre : en un an, le bitcoin a perdu plus de 75% de sa valeur après une période de frénésie.

Et pourtant... Les applications se multiplient et la blockchain se démocratise.
POURQUOI C'EST IMPORTANT : 
# Après des années de hype, la blockchain a enfin des applications très concrètes. 
# Mais le rêve de son fondateur était tout autre : pouvoir échapper au contrôle de l'Etat. Et sa création semble se retourner contre lui. 
THIS - IS - IT ! 

La blockchain en a fini de faire du bruit pour pas grande chose. Trois exemples concrets de son utilisation : 

1/ Dans la grande distribution, c'est un formidable outil pour la traçabilité des produits. Auchan a été le premier distributeur français à choisir cette solution fin novembre, et à la déployer à grande échelle. Les client n’ont qu’à scanner le QR code du produit pour consulter la chaîne de production.

Le géant américain Walmart, lui, utilise aussi les blockchains pour cibler les produits incriminés en cas de contamination alimentaire. 

2/ Les smart contracts sont une réalité. Ces contrats à exécution automatique sont sécurisés par la blockchain. Concrètement, en achetant un billet d’avion, vous passez un smart contract avec une compagnie aérienne. Si l’avion est en retard, le contrat s'exécute (informatiquement) et une compensation est automatiquement versée sur votre compte.

3/ La blockchain permet de tracer les énergies renouvelables. C'est d'ailleurs tout l'objet du partenariat entre Engie et le fleuron français Ledger d'octobre dernier : stocker et certifier les énergies vertes. 

Cette démocratisation est prometteuse : plus de transparence pour les consommateurs, moins de coûts de SAV pour les entreprises, plus de sécurité des données. 

OUI MAIS... ON EST QUAND MÊME LOIN DU DESSEIN INTIAL 

La blockchain est une chaîne de blocs d'information à laquelle tout le monde peut contribuer en ajoutant un nouvel élément, à la chaîne. 

Sa particularité : elle repose sur le hash (clé de sécurité propre à chaque bloc) et le peer-to-peer, qui garantit un contrôle de tous et par tous. Deux éléments qui la rendent inaltérable et infalsifiable. 

Blockchain simple
La méthode (simple) de validation des nouveaux blocs 

Si la technologie a été popularisée en 2009 par Satoshi Nakamoto, inventeur du Bitcoin, elle a été mise au point dès 1990.

Avec un but précis : garantir la non falsification d’informations partagées au sein d’un réseau à contributeurs multiples.

Mais en réalité, le but est bien plus large. Comme toutes les technologies qui révolutionnent le monde, la blockchain a commencé dans un cercle fermé d'initiés : les CypherPunks.

Dans son manifeste de 1988, Timothy C. May, un des mathématiciens à l’origine du projet, comparait l’impact de la blockchain à celui de l’imprimerie : redonner le pouvoir à l’individu, affaiblir l’Etat et les grandes corporations par la mise en place d'un système d'échanges décentralisé ouvert et contrôlé par tous. 

MAIS C'EST L'INVERSE QUI SE DESSINE

Et si, au contraire, la blockchain devenait un instrument au service de la puissance d'un Etat ?

# C'est en tout cas ce que semble encourager le FMI avec le développement des crypto-monnaies étatiques. Deux pays se sont déjà lancés dans l'expérimentation, la Suède (e-krona) et l’Uruguay (e-pesos), et 15 pays l'envisagent sérieusement. Jusque là, pas de raison de s'inquiéter. 

# Mais jusqu’à quand la blockchain garantira l'anonymisation des transactions ? Et si l'Etat nous obligeait à ouvrir un compte nominatif pour utiliser des crypto ? Nos habitudes de consommation en disent long sur nous… et pourraient constituer une mine d’or de données.

Le gouvernement chinois pense d'ailleurs à l'exploiter en réfléchissant à sa propre monnaie digitale. Premier signe qui ne trompe pas, tout accès aux plateformes d'échanges de crypto-monnaies a été bloqué en Chine.

Une monnaie 100% digitale et centralisée, ce n'était pas le rêve de Thimothy May. Mais c'est peut-être celui des totalitarismes qui y voit un outil au service d’un contrôle absolu.


 NOW PLAYING... Sex Pistols - Anarchy in the UK | Une bonne dose de rebellion  🖖Bon weekend !

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