Alors que Jack Ma se retire en grande pompe, Alibaba incarne plus que jamais le défi chinois

 

Alors que Jack Ma se retire en grande pompe, Alibaba incarne plus que jamais le défi chinois 

 

Lors d'un show digne des plus grands concerts de rock, les 60 000 employés d'Alibaba ont dit adieu à leur charismatique CEO. 

Pour son successeur, Daniel Zhang, il va falloir bien négocier le virage de l'internationalisation que l'entreprise peine à franchir. 
 

 Pourquoi c'est important

En 20 ans, Jack Ma a fait d'Alibaba la plus grande plateforme d'e-commerce mondiale, symbole de la puissance chinoise... et de la difficile exportation de son modèle. 
 

En Chine, bien plus qu'une entreprise

L'année dernière, les 654 millions de consommateurs chinois ont dépensé $854 milliards sur Alibaba, plus que Amazon et Ebay combinés.

Le groupe a bâti son succès sur une stratégie marketing bien rodée (comme le jour des célibataires chinois), le soutien appuyé du gouvernement, mais aussi grâce à la personnalité de Jack Ma. 

L'homme le plus riche de Chine incarne une certaine idée du rêve chinois, entre réussite personnelle et fidélité à son pays.
 

Mais ça coince un peu à l'export 

Suite à son entrée à la bourse de New York en 2014, Alibaba a fait de l'internationalisation une de ses priorités. Mais six ans après, seulement 5 % de son revenu est réalisé hors de Chine.

Symbole de son échec : son investissement dans Lazada en 2016, alors n°1 en Asie du Sud-Est. Trois ans après, l'entreprise a perdu des parts de marché au profit de son challenger Shopee.
 

Tous dans le même bateau

Au total, la Big Tech chinoise (Tencent, JD.com, Baidu...) a investi $85 milliards pour se développer hors de ses frontières depuis 2014. Mais les success stories à l'international se font rares, à l’exception de ByteDance, maison mère de TiKtok.

Les entreprises profitent d'un marché domestique immense et ultra-protégé (système de joint ventures obligatoires pour s'implanter ou censure directe des concurrents) et du rythme de travail infernal des employés (= culture du 996). 

Ces spécificités locales sont difficilement exportables. Mais la Chine semble consciente de ses faiblesses : son récent plan Made in China 2025 vise à moins protéger ses entreprises pour les rendre plus fortes à l'international. 
 

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Casser les modèles existants pour apporter de la flexibilité

 

Kowffice a décidé de prendre le taureau par les cornes. La plateforme propose des services locatifs de bureaux ultra simplifiés pour les entreprises à forte croissance. 

Comment ? En remettant en question un modèle... un peu archaïque. 
 

Bonjour la flexibilité

Pour la location de bureaux, le bail '3-6-9' prévaut. En gros, l'entreprise doit s'engager pour 9 ans minimum, avec possibilité de résiliation tous les 3, 6 ou 9 ans. 

Bref, entre la contrainte de durée, les frais d'honoraires de 15 à 30 % et un loyer annuel, le modèle est bien rigide. 


Pourquoi ne pas penser "service" ?

Les entreprises en croissance ont besoin de flexibilité pour leurs bureaux. 

Kowffice a redéfini les règles : l'entrepreneur peut choisir librement la durée d'engagement, les bureaux sont prêts à l'usage (un seule facture mensualisée pour EDF, mobilier, ménage...) et il y a 0€ d'honoraires. 

Niveau trésorerie, c'est un gros avantage. En plus, les bureaux sont beaux. Mais surtout, c'est un gain de temps considérable pour développer son produit au lieu de faire de l'admin. 

Comparez les prix avec un 3-6-9, vous verrez