Apple Card : pourquoi Apple se marie avec Goldman Sachs

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Version cynique : chacun a besoin de l'autre. Version réaliste : à deux, on est bien plus forts. 
Apple & Goldman Sachs Love
27.03.2019



APPLE CARD : POURQUOI APPLE SE MARIE AVEC GOLDMAN SACHS 

Lundi, Apple a encore concentré l'attention sur son Apple Park pour l'annonce de ses nouveaux produits. 

Cette année, place aux services : une offre de streaming (Apple TV+), un service d'abonnement à la presse (Apple News+), un service d'abonnement à des jeux (Apple Arcade) et... Apple Card. 

Une carte bancaire virtuelle et physique fonctionnant avec Apple Pay, qui résulte d'une association avec Goldman Sachs et Mastercard. 
Pourquoi c'est important : Apple Card est la pièce maîtresse de la nouvelle stratégie de services d'Apple. Pour Golman Sachs, c'est un relais de croissance. Et ensemble, ils veulent construire la première plateforme de paiements digitaux. 
Faites ce que vous voulez, mais payez avec Apple Pay

Depuis quelques années, Apple pose les fondations de son futur. 

Parmi elles, Apple Pay : si le service a eu du mal à décoller à ses débuts en 2015, de plus en plus de banques ont plus tard rejoint le service, les magasins disposent de terminaux compatibles et Apple Pay Cash (peer-to-peer comme Lydia) est de plus en plus utilisé. 

Résultat, 1.8 milliard de transactions enregistrées en 2018, et des revenus en croissance grâce aux commissions prises aux banques et aux utilisateurs (pour Apple Pay Cash) :

Apple Pay revenue
De $11 millions à $490 millions : Apple Pay rapporte de plus en plus (© WSJ)

Avec sa carte, Apple cherche en fait la rétention : 

Pour tous les nouveaux services, Apple veut que les utilisateurs payent avec l'Apple Card. Et pour les paiements de ses propres produits, la carte offre même 3% de cash back.

Sur le long terme, l'idée est aussi de fidéliser les utilisateurs aux iPhone (dont les ventes ralentissent) grâce à cet écosystème de services et de paiement. Apple veut passer à l'ère post-iPhone

Pour Goldman, il va falloir descendre d'un étage

Créée en 1869, Goldman Sachs travaille principalement pour des grandes entreprises, des institutions, des gouvernements et des personnes très riches. 

Mais depuis la crise de 2008, les affaires ne vont plus comme elle le voudrait. Même si sa branche banque d'affaire cartonne, ses activités de trading sont en baisse, et elle cherche des relais de croissance. 

En 2016, Goldman a donc lancé Marcus (d'après le nom de son fondateur), une banque en ligne proposant des prêts aux jeunes adultes CSP+, une première pour la banque. Des offres d'assurance et de prêts immobiliers destinés au grand public seraient aussi dans les clous

Avec l'Apple Card, un objectif : séduire les utilisateurs d'iPhone en se donnant une image de banque tournée vers les consommateurs, et attirer de potentiels clients vers Marcus. 

Ça peut faire très mal

Bref, Apple a les clients et la plateforme, et Goldman Sachs s'occupera de la structure financière. Voici leurs plans : 

# Ils veulent simplifier l'expérience : catégorisation des achats, analytics sur les dépenses, pas de frais cachés, service de support 24/7... L'expérience se veut fluide, comme pour les néobanques. 

# Ils misent sur la confidentialité : Apple n'a pas accès aux données d'achats, et elles ne seront pas partagées avec des parties tierces. Aussi, le CVV sera dynamique et rendra les fraudes quasi impossibles

# Ils veulent se démarquer de la concurrence : pas question d'offrir des points de fidélité comme les cartes traditionnelles ; les rewards d'Apple sont en cash et ressemblent à ceux de la carte Double Cash (Citigroup) et de la CashBack Mastercard (Paypal). 

Bref : 
1/ Si Apple va sûrement faire du tort aux banques traditionnelles, néobanques et applications de gestion (comme Bankin), elle peut aussi aider à démocratiser le marché.  
2/ Sa carte est pour le moment bien plus adaptée au marché américain, et n'est pas prête de conquérir le monde. 

Attendons la suite.  
 


"Un mariage de raison"

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En fin de compte, c'était peut-être mieux avant

Lors de la première phase d'Internet (autour de la Bulle), les entreprises qui ont réussi sont des pure players. Aujourd'hui, le numérique s'attaque à des industries historiques comme la nourriture, le transport, l'agriculture... Et le challenge de monter un empire comme Google dans ces domaines semble beaucoup plus compliqué. 

>> Pour préparer son entrée en bourse et faire face à la compétition, Uber vient de racheter son concurrent du Moyen-Orient Careem pour $3,1 milliards, sa plus grosse acquisition. 


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Infiniment grand, infiniment petit
 

Dans les années 80, on nous promettait que le CD pourrait stocker nos données éternellement. Finalement, elles semblent compromises au bout de 50 ans. Alors où stocker la masse de données que nous produisons ? Dans l'ADN ! Il peut contenir 1 000 000 000 000 000 000 octets d'information dans un millimètre cube et intéresse de plus en plus les chercheurs. 

>> Microsoft vient de dévoiler un système automatisé de stockage de données dans l'ADN et les équipes ont réussi à stocker 100 œuvres classiques dont le volumineux Guerre et Paix de Tolstoï dans un seul brin. 


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Le lobbying a ses limites
 

Il y a eu la RGPD. Perdu. Hier, la directive copyright a pourtant été approuvée au Parlement Européen. Encore perdu. Pourtant, Wikipédia, Reddit avaient montré des messages de protestations sur leurs sites ; et Google avait usé du lobbying à Bruxelles et mené une campagne de communication auprès de ses youtubeurs. L'Europe ne se cantonnera-t-elle toujours qu'au rôle de régulateur ?

>> Avec cette directive, les sites seront désormais tenus pour responsables de tout le contenu qu'ils hébergent, une perte de liberté et de créativité sur le web pour ses détracteurs. 


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  NOW PLAYING... Nen Lambo - Bill Loko (1980) | Ça vous fera votre matinée. Bonne journée 

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