Bluff et empathie : l'IA commence à s'amuser avec notre raison 

*|MC:SUBJECT|*
Aujourd'hui, Amazon a un rapport ambigu à l'automatisation, la France pourrait bien se prendre un retour de bâton, mais avant ça...

 

Bluff et empathie : l'IA commence à s'amuser avec notre raison 


La nouvelle IA de Facebook, Pluribus, a réussi à battre 5 joueurs de poker professionnels en pratiquant le bluff. Un trait que l'on croyait jusque-là réservé aux humains.


 Pourquoi c'est important

Alors qu'on a toujours perçu l'IA comme une super intelligence rationnelle, elle pourrait aussi développer une intelligence émotionnelle et nous aider à devenir... plus humain.


On n'est pas si raisonnable que ça

La philosophie grecque (avec le concept du logos) a fait de la raison un des fondements de notre humanité.

Et pourtant... nos émotions nous jouent des tours. 95 % de nos décisions d'achat se basent sur des facteurs émotionnels. Nous sommes donc essentiellement le jouet de notre subconscient.

Pour le moment, les IA n'ont servi qu'à améliorer notre prise de décision rationnelle, comme gagner une partie de jeu de Go ou optimiser le trafic routier.


Mais maintenant, l'IA a décidé de nous bluffer...

Développée avec la Carnegie Mellon University, Pluribus a appris en jouant des milliards de parties contre des copies d'elle-même.

Lors du jeu réel, elle a opté pour une stratégie de bluff agressif (en vidéo ici) qui lui a permis de gagner contre 5 des meilleurs joueurs du monde... en ne perdant qu'une seule main.

C'est une des premières fois qu'une IA intègre une part émotionnelle dans son approche du jeu en forçant ses opposants à jeter leurs cartes alors que les probabilités de victoire sont minces.


... et de susciter notre empathie 

Deux robots, Paro et Nao, sont aujourd'hui dotés d'empathie artificielle (= capacité de percevoir et répondre aux émotions humaines) et sont utilisés dans l'accompagnement des patients dans les hôpitaux.

Mais les hommes sont aussi capables d'empathie envers les robots. Une expérience a montré que les mêmes zones du cerveau s’activent lorsqu'on voit un humain ou un robot dans une situation de souffrance.

Mais finalement, l'IA ne serait-elle pas le parfait intermédiaire ? Deep Empathy, un projet du MIT et de l'UNICEF, utilise le deep learning pour nous faire visualiser les effets de la guerre pour nous rendre sensibles et compréhensifs (et générer des dons). Bref, un peu plus humains. 
 

'Plus très loin de HER'
 

FB | TWTTR | LKDIN | MAIL
 




 

Paradoxal : Amazon met $700 millions sur la table pour lutter contre l'automatisation des jobs... et surtout la renforcer


Amazon rejoint la multitude d'entreprises américaines (Walmart, Accenture...) qui investissent dans la formation des salariés à mesure que la technologie redéfinit les emplois. 

Le deal : un investissement de $700 millions pour former 100 000 employés d'ici 2025. 


La destruction créatrice ?

Selon l'OCDE, l'automatisation menace 14% des emplois existants d'ici 2030. En France, c'est 20%, aux Etats-Unis, 40% selon McKinsey. Les plus touchés sont les jobs peu qualifiés est les travailleurs les plus âgés. 

De l'autre côté, l'automatisation est une formidable opportunité pour la croissance des entreprises, et le numérique pourrait créer des millions de nouveaux emplois qui vont devoir trouver preneur. 


Amazon a donc décidé de garder ses employés 

Amazon veut faire monter 100 000 employés en compétence avec des programmes internes comme Amazon Technical Academy ou Machine Learning University

Le but : former ceux qui travaillent dans les entrepôts à des métiers plus techniques pour qu'ils assistent les robots. 

Les robots prennent déjà une place très importante chez Amazon, comme ce tout nouveau venu qui est capable d'empaqueter les colis. 
 

 The takeaway

Deux choses :
1/ Le taux de chômage actuel est le plus bas jamais enregistré aux US depuis 50 ans. Amazon doit donc retenir ses employés pour le futur. 
2/ Beaucoup de ces emplois vont être créés dans les villes, et les régions rurales vont encore trinquer. Mais au moins, ce sera un test grandeur nature. 
 

FB | TWTTR | LKDIN | MAIL
 




La France s'attaque aux GAFA en solitaire et déclenche la colère de Trump


Ça y est, le Parlement français a voté l'application d'une taxe de 3 % sur le CA des géants du numériques réalisé en France. Dans la foulée, les Etats-Unis ont annoncé l'ouverture d'une enquête sur cette taxe. 
 

Qui taxe quoi ?

La taxe s’applique aux entreprises réalisant plus de €750 millions de CA dans le monde, dont €25 millions en France. Elle va toucher les GAFA, tout comme Criteo et bientôt Blablacar. 

Derrière cette taxe : la volonté d'augmenter le taux d'imposition réel des GAFA en France, qui ne déclarent qu'une toute petite partie du CA dans les pays où ils n'ont pas leur siège.

En 2017, Facebook a déclaré €56 millions de CA, payant seulement €1.9 millions d'impôts alors que son CA réel approcherait les €900 millions. 


Trump contre-attaque

Côté US, cette taxe serait "injuste" pour les entreprises américaines. Elle sera examinée pendant un an sous l'angle du Trade act de 1974 qui permet d'appliquer des taxes en réponse à une pratique commerciale abusive. 

C'est ce texte qui a permis à Trump d'imposer une taxe de 25 % sur l'équivalent de $250 milliards de produits chinois.


 The takeaway

La France a décidé de faire cavalier seul alors que l'Europe avait échoué à se mettre d'accord sur le sujet. Mais attention... cette colère pourrait amener à des tarifs sur les produits français comme le vin. 

Le problème, c'est que les GAFA risquent de répercuter cette taxe sur les utilisateurs, c'est-à-dire les entreprises et... nous. 
 

FB | TWTTR | LKDIN | MAIL
 


  NOW PLAYING... Stay And Wander - Tom Doolie & Cap Kendricks (2019) 



VOUS AVEZ AIMÉ ?

         

FORWARDEZ-NOUS !
INVITER DES AMIS PAR EMAIL
INSCRIPTION       ARCHIVES      MANIFESTO
Copyright © *|CURRENT_YEAR|* *|LIST:COMPANY|*, All rights reserved.
*|IFNOT:ARCHIVE_PAGE|* *|LIST:DESCRIPTION|* *|END:IF|*

Modifier ses préférences ou Se désinscrire