La demande en bois de rose des nouveaux riches chinois crée un marché de $15 milliards... et dépeuple les forêts d'Afrique 

 


 

 

La demande en bois de rose des nouveaux riches chinois crée un marché de $15 milliards... et dépeuple les forêts d'Afrique 

 

En mai dernier, scandale au Gabon. Le président Ali Bongo a dû virer son vice-président et son ministre de l'environnement. 

La raison ? La saisie de 390 conteneurs (= $250 millions) de kevazingo à destination de la Chine, un bois de rose précieux illégal à l'export. 
 

Le bois préféré de la Chine impériale 

1000 av. J.C., le bois de rose était déjà travaillé pour fabriquer des hongmu, mobilier de luxe chinois, qui sera plus tard apprécié des dynasties Qing et Ming. 

Depuis, la demande a explosé : les nouveaux riches chinois raffolent de ce bois brillant et rare. Le problème, c'est que les forêts chinoises et celles du sud-est asiatique ont été complètement dépeuplées


Du coup, les forêts africaines en prennent un coup

Pour nourrir son marché de $15 milliards, la Chine s'est donc tournée vers l'Afrique, peuplée de différents types de bois de rose, comme le kevazingo

Mais la déforestation est telle qu'il faut maintenant trouver des substituts, comme le Mukula. Cet arbre de Zambie, souvent associé au bois de rose, se vend entre $2500 et $3200 la tonne. 

Chaque mois, Greenpeace estime que 15000 tonnes de Mukula sont vendues à Zhang Jiagang, un des centres chinois de traitement du Mukula
 

 The takeaway

1/ Certains arbres mettent 100 ans à repousser et le kezavingo est un bois sacré pour les populations locales. 
2/ Le marché illégal nourrit la corruption des politiques.
3/ Ça illustre le statut "d'extracteur" de ressources de la Chine en Afrique... et c'est pas la première fois
 

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