La soif de la Chine, incroyable opportunité pour les business d'eau branchée... et catastrophe écologique

La soif de la Chine, incroyable opportunité pour les business d'eau branchée... et catastrophe écologique

 

Depuis sa création il y a 5 ans, les ventes de bouteilles d'eau branchées OnePure, entreprise néo-zélandaise détenue par des investisseurs chinois, ont explosé. 

Le problème, c'est qu'elle extrait tellement d'eau des nappes phréatiques que ça en devient inquiétant
 

Les Chinois ne veulent pas n'importe quelle eau

La Chine consomme 100 milliards de litres d'eau en bouteille par an, un quart de la production mondiale. Elle ne possède pourtant que 7 % des réserves mondiales, dont une partie est polluée

Dans le même temps, les Chinois urbains ont plus de moyens et recherchent un mode de vie plus sain


Du coup, les ressources trinquent

Il y a quelques années, le gouvernement néo-zélandais essayait d'attirer les investissements des entreprises d'eau chinoises en leur vendant l'image d'un pays aux ressources préservées. 

Résultat : le mastodonte chinois Nongfu Spring a investi $42 millions pour extraire l'eau d'une nappe phréatique dans le nord du pays, et Cloud Water Ocean veut bâtir "l'Evian de la région" à côté de Christchurch. 

Mais dans les deux cas, les populations locales se sont opposées au désastre écologique, les réserves étant déjà faibles et l'eau potable des rivières et des lacs très polluée
 

 The takeaway

Le marché est hot : depuis 2013, les importations d'eau minérale en Chine ont triplé (~ $700 millions). Mais ça traduit surtout un problème plus profond. Devant les sécheresses à répétition, le pays a dû lancer l'année dernière un gigantesque projet de fabrication de pluie