Engie et Ledger s'associe pour ouvrir l'ère de l'énergie décentralisée

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This is it : enfin une vraie application de la blockchain pour les énergies renouvelables.
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17.10.2018
ENGIE ET LEDGER S'ASSOCIENT POUR OUVRIR L'ÈRE DE L'ÉNERGIE DÉCENTRALISÉE
Ledger + Engie Love

Vous l'aurez noté, une certaine défiance vis-à-vis des projets de blockchain et de cryptos s'est installée depuis quelques mois. Et pour cause, beaucoup ne proposent pas d'applications "réelles" de cette technologie.

En voici une (vraie) : il y a quelques jours, Engie a annoncé sa collaboration avec le fleuron français de la blockchain Ledger.

L'idée est simple : disposer des boîtiers sur des panneaux solaires, éoliennes et installations hydroélectriques pour qu'ils récupèrent les données de l'énergie produite et les envoient directement dans la blockchain. 

POURQUOI C'EST IMPORTANT : 
Parce que la blockchain est un avantage considérable pour la traçabilité de l'énergie renouvelable. Et surtout parce que ce type d'installations pose la première pierre du futur des services d'énergie
POURQUOI "TRACE"-T-ON L'ÉNERGIE ?
À l'origine, une idée forte : soutenir la consommation et la production d'énergie renouvelable. Depuis quelques années, des garanties d'origine (GO) ont donc été mises en place suite à une directive européenne de 2009. 

Le principe : pour promouvoir les énergies renouvelables, il faut être capable d'identifier si la source de l'énergie est "verte". Comme pour les labels biologiques, on a donc mis en place des garanties : un document électronique qui apporte la preuve aux clients (particuliers et entreprises) que l'énergie provient bien de sources renouvelables. 
EU energy mix
C'est un début : la production d'énergie provenant de sources renouvelables augmente en Europe.

En France, c'est la société Powernext qui tient le registre national des garanties d'origine. Mais dans ce système, deux problèmes :

1/ Les GO se revendent sur un marché : certains fournisseurs rachètent des GO pour se donner une image plus "green". Ils ne font pourtant que livrer cette énergie aux clients. Impossible donc d'associer la GO à une quelconque installation. 

2/ Les délais sont longsl'obtention des GO peut prendre plusieurs mois, est coûteuse, et n'est pas automatisée (dossier à remplir...). 

C'EST LÀ QUE LEDGER ENTRE EN SCÈNE
Pour rappel, Ledger s'est fait connaître en commercialisant des portefeuilles physiques pour cryptomonnaies très sécurisés. En janvier dernier, la startup levait $75 millions de dollars

Avec ENGIE, l'ambition est claire : l'aider à développer et à sécuriser son propre système de traçabilité d'énergies renouvelables, en se passant d'intermédiaire. Alors, comment on s'y prend ? 

# Les boîtiers sont installés directement sur les sources d'énergie. Ils seront en mesure d'enregistrer les données, de les envoyer dans la blockchain et de les sécuriser. 

# En fait, ENGIE dispose déjà d'une blockchain dédiée à la traçabilité de l'énergie, la TEO - pour The Energy Origin. C'est sur celle-ci que les informations seront stockées. Dans le détail : pour une certaine quantité d'énergie produite, un token - actif numérique propre à une blockchain - va être émis et permettra donc de la certifier. 

Le résultat : plus d'intermédiaires, une certification quasi-immédiate, des données sécurisées. Et surtout un appareil qui peut fonctionner avec n'importe quelle blockchain. ENGIE et Ledger comptent d'ailleurs ouvrir ce système à tous dans un futur proche.  

BIENVENUE DANS LE FUTUR DES SERVICES D'ÉNERGIE
Une chose est sûre : cette solution est en fait la pierre angulaire de nouveaux services qui reposeront sur la blockchain. En voici deux : 

1/ L'échange d'énergie peer-to-peer
C'est la philosophie de la blockchain appliquée à l'énergie : pouvoir s'échanger de l'énergie de façon sécurisée en se passant d'intermédiaire. À New York, des voisins du quartier de Brooklyn s'achètent déjà de l'énergie solaire grâce à la blockchain de Transactive. Pour cette pratique, la traçabilité est clé : chaque acteur doit pouvoir savoir si l'énergie qu'il achète est verte. 

2/ Le crowdfunding
Depuis 2012, la plateforme de crowdfunding française Lumo propose à ses utilisateurs de financer des projets d'énergie verte. En 2017, elle s'est essayé au financement grâce à la blockchain avec trois autres acteurs. Là aussi, la transparence des données relatives aux installations sera nécessaire. 

Et puis, une transparence totale envers les consommateurs sur qui produit quoi et comment, cela permettra sûrement une responsabilisation des acteurs et limitera les risques du greenwashing.  

  NOW PLAYING...Mentira - Manu Chao (1998). Parce qu'on y parle environnement. 

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