Pas le choix : l'Europe dit non à la Libra et veut sa propre monnaie digitale


 
 

 

Pas le choix : l'Europe dit non à la Libra et veut sa propre monnaie digitale

 

A l'occasion d'une conférence de l'OCDE sur la blockchain vendredi dernier,  la France et l'Allemagne ont exprimé leur opposition à la Libra de Facebook et leur envie commune de voir émerger une monnaie digitale européenne et publique. 
 

La Libra, non merci

Bruno Le Maire lui reproche de mettre en péril la souveraineté monétaire des états (car elle pourrait se substituer à des monnaies faibles) et d'engendrer des fluctuations dangereuses sur le cours des monnaies, voire un risque systémique. 

En plus, elle offrirait une solution idéale pour le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme que l'Europe combat depuis des années.
 

Ok, mais quelle est l'alternative ? 

Le projet de Facebook a le mérite de pointer du doigt des frictions bien réelles : lenteur du traitement des transferts bancaires, frais cachés... et l'Europe sait qu'elle doit se mettre à l'heure digitale si elle veut voir sa monnaie survivre.

Début 2019, un premier pas a été franchi avec la mise en service du TIPS, un système de paiements instantanés entre comptes bancaires au sein de la zone euro. La prochaine étape, c'est la création d'une monnaie digitale publique européenne, ont promis les ministres. 
 

 The takeaway

La Suède pourrait servir de modèle à la zone euro avec son projet de e-krona, une version digitale de sa monnaie émise par la Banque Centrale.

En tout cas, il va falloir aller vite : la Chine préparerait sa monnaie numérique et la Libra pourrait être opérationnelle dès 2020. De quoi encore se retrouver pris en étau par les deux superpuissances qui utiliseront ces monnaies comme relais d'influence. 
 

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