La France veut prendre la tête de la régulation des réseaux sociaux. Voici comment

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Aujourd'hui, Bernard Arnault fait le grand saut, la Silicon Valley veut sa propre bourse, mais avant ça... 
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La France veut prendre la tête de la régulation des réseaux sociaux. Voici comment

Vendredi, Mark Zuckerberg était reçu à l'Elysée par Macron, un an après sa première venue. 

Au programme : comment réguler les excès des réseaux sociaux tout en conservant la liberté de parole ? Au coeur du débat, l'approche novatrice détaillée dans le rapport Loutrel

Pourquoi c'est important : entre les États-Unis qui sacralisent le free speech et l'ultra-contrôle émanant de la Chine, la France (et l'Europe ?) peuvent incarner une 3ème voie dans la régulation des plateformes.

C'est le moment d'agir 

En mars, la tuerie de Christchurch, diffusée sur Facebook live pendant 17 minutes, fût un électrochoc. Et même si Facebook annonce avoir supprimé 7.9 millions de contenus haineux en 2018, c'est encore loin d'être suffisant. 

Bref, c'est le moment de réguler : l'Allemagne ou l'Australie ont déjà proposé des lois voulant sanctionner les plateformes si elles ne retirent pas immédiatement les contenus haineux. En France, la loi Avia, qui propose une ligne similaire, va être enrichie par le rapport Loutrel. 


En France, on veut la jouer plus fine

Le rapport rédigé par Benoît Loutrel prend comme modèle les régulations imposées aux banques contre la fraude et le blanchiment d'argent qui imposent et surveillent des obligations de moyen. 

Ici, idem : les plateformes ne seront pas condamnées à chaque fois qu'un contenu haineux ou violent est publié mais elles seront responsables d'avoir un système de filtrage efficace, qui sera testé par une commission indépendante. Si manque de moyens ou de transparence, il y aura une amende. 

Des indicateurs comme la viralité des contenus haineux ou le délai dans la prise de décision seront étudiés.


Il y a une place à prendre

Si on regarde au niveau global, voilà où on en est : 

# D'un côté, les régulateurs américains se concentrent sur la protection des données (Cambridge Analytica), et le first amendment rend difficile la régulation du contenu.

# De l'autre, le modèle d'un Internet sous contrôle (similaire au Great Firewall chinois) gagne du terrain en Afrique. 

La France, elle, veut jouer la carte du soft control. Mais si ça ne marchait pas ? De plus en plus de voix, comme celle de Chris Huges, co-fondateur de Facebook, prônent son démantèlement de la même manière que la Standard Oil en 1914 (version longue ici, version vidéo ). 
 


'Facebook Vs The World'

 

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Rihanna et LVMH veulent se réinventer avec Fenty, leur nouvelle maison de luxe

Vendredi, RiRi a annoncé le lancement de Fenty avec LVMH, une nouvelle maison de luxe de prêt-à-porter, chaussures et accessoires de mode.


Rihanna est bien plus qu'un monument de la musique

14 singles numéro 1, 161 millions de followers sur les réseaux sociaux, actrice de grosses productions d'Hollywood... Rihanna est devenue extrêmement influente.

Et bien plus : en 2016, elle avait lancé sa ligne de prêt-à-porter Fenty x Puma. En 2017, elle lançait ses cosmétiques Fenty Beauty avec LVMH (€500 millions de CA en 2018) qui mettent l'accent sur la diversité (ses 40 nuances de fond de teint s'adaptent à toutes les couleurs de peau). 


Arnault fait le grand saut

LVMH n'avait pas lancé de maison depuis 1987 avec Christian Lacroix. Ces dernières années, il avait basé sa croissance sur l'acquisition de grandes marques comme Bulgari et a même racheté le célèbre train Orient-Express.

Sauf que... tous ses concurrents ont aussi cette stratégie. Le chinois Fosun International a racheté Lanvin en 2018 et au début de l'année, l'américain Michael Kors s'est offert Versace.


The takeway

1/ LVMH fait le pari que les stars comme Rihanna sont aussi populaires que les grands couturiers.
2/ Les réseaux sociaux boostent les ventes des marques de luxe : 93% de l'engagement vient d'Instagram.
3/ Rihanna est la première femme de couleur à lancer une maison de luxe. De quoi confirmer l'effort de LVMH pour la diversité, un problème qui porte préjudice à toute l'industrie.

 

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Pourquoi la Silicon Valley veut ouvrir sa propre bourse

Vendredi, la SEC (qui contrôle les marchés financiers américains) a donné son feu vert à la création d'un projet de bourse pour la Silicon Valley.


Nom de code : LTSE

En version longue, Long Term Stock Exchange. Le projet est porté par des gros noms comme Marc Andreessen ou Eric Ries.

Le but : éviter la pression de rentabilité à court terme des indices boursiers traditionnels (qui se basent surtout sur la performance trimestrielle), et "récompenser" les entreprises qui font des choix business portés sur le long terme.


Les startups s'en réjouissent ; les investisseurs un peu moins

Afin d'intégrer le listing, les entreprises devront :

1/ Donner un droit de vote proportionnel à la durée d'investissement (plus les investisseurs restent, plus ils ont un droit de vote important).
2/ Supprimer les bonus aux managers basés sur la performance de court terme.
3/ Être plus transparent avec les investisseurs sur la stratégie de long-terme.
4/ Renforcer le poids des partenaires dans le dialogue (par exemple donner un droit de vote aux hôtes Airbnb).

Certains régulateurs craignent que le système donne trop de poids aux fondateurs.


The takeway

Uber aurait été un candidat parfait. Cela va ajouter de la complexité au marché américain, qui compte 14 autres indices boursiers dont les trois plus gros (NYSE, NASDAQ et Cboe) concentrent 60 % du volume des transactions. En janvier, banques, brokers et autres services financiers avaient eux aussi l'intention de créer le leur.

 

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  NOW PLAYING... NFC - Rico Coco (2017) |  Parfait pour débuter la semaine !



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