Comme les poissons d'élevage mangent les poissons sauvages, les entrepreneurs se ruent sur des nouveaux moyens pour les nourrir

 
Comme les poissons d'élevage mangent les poissons sauvages, les entrepreneurs se ruent sur les nouveaux moyens pour les nourrir
 

Le développement de l'aquaculture pèse lourdement sur les réserves de poissons sauvages, mais on en a besoin pour nourrir la planète. 

Alors comment faire ? En nourrissant les poissons d'élevage à partir d'insectes ou de bactéries... un tout nouveau business.
 

 Pourquoi c'est important

En 2025, les poissons d'élevage représenteront 57 % de notre consommation de poisson. L'aquaculture, une industrie de $242 milliards en 2022, est en pleine mutation.
 

Les saumons font la fine bouche 

Plus de 12 % de la pêche de poissons sauvages sert à nourrir les poissons, ce qui menace de nombreuses espèces en bas de chaîne alimentaire, comme les sardines et les anchois.

Parmi les poissons les plus demandeurs, le saumon qui a besoin d'une alimentation riche en protéine animale et en huile de poisson.

Et comme son élevage est très rentable (de 45 à 60 % de ROI contre 7 % pour le secteur agricole en moyenne), il se répand très vite.
 

Les entrepreneurs leur préparent ce qu'il faut

Parmi les pistes étudiées :

1/ Trouver d'autres sources de protéines. Ÿnsect, startup française qui a levé $125 millions en février, propose de la nourriture pour les poissons à base d'insectes coléoptères, élevés avec un faible impact environnemental. 

2/ Produire des protéines par fermentation. Calysta cultive des bactéries qui se nourrissent du méthane. BP a récemment investi $30 millions dans le projet.

3/ Modifier carrément les gènes des poissons. Le saumon AquaAdvantage, génétiquement modifié, a besoin de 25 % de protéines en moins et atteint sa taille adulte plus rapidement.
 

En fait, on n'a pas vraiment le choix

Le poisson assure 20 % des apports en protéines de 3.2 milliards de personnes dans le monde et jusqu'à 50 % dans les régions pauvres.

En plus, 200 millions de personnes dépendent économiquement de la pêche dont 97 % vivent dans des pays en développement. Entre 2012 et 2015, la région du Kerala en Inde a vu sa population de sardines diminuée de 80 % déstabilisant toute l'économie de la région. 

Et pendant que certains essayent de sauver les poissons sauvages... d'autres se penchent plutôt sur les poissons de laboratoire
 

FB | TWTTR | LKDIN