IPO d'Uber : qui gagne, qui perd, and what's next

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Aujourd'hui, ce qui se cache derrière les grands barrages, comment mourir en toute tranquillité, mais avant ça...
Travis-Ipo-Uber


IPO d'Uber : qui gagne, qui perd, and what's next

Elle est annoncée comme l'IPO de la décennie : Uber entre à Wall Street aujourd'hui et sa valorisation devrait flirter avec les $100 milliards, à $49 l'action. 

Mais pendant ce temps-là... une grève mondiale des chauffeurs a eu lieu mercredi pour protester contre les conditions de travail. 

Pourquoi c'est important : Uber à Wall Street, cela sonne comme un sacre. Mais son modèle soulève beaucoup d'interrogations, tant pour les travailleurs que pour le business.

Petit Uber devenu... gigantesque 

L’histoire a commencé à Paris en 2008 où Garrett Camp et Travis Kalanick n'arrivaient pas à trouver un taxi.

Dix ans plus tard, c'est : 15 millions de trajets par jour dans 600 villes et $11,8 milliards de CA en 2018 pour une perte de $3 milliards. 

En 2017, Kalanick, qui a porté Uber au sommet, a dû démissionner suite aux scandales de harcèlements sexuels et à la bataille légale perdue contre Waymo. Il ne sera même pas invité au balcon à Wall Street pour sonner la cloche.


Les chauffeurs ne participent pas à la fête non plus

Mercredi, les chauffeurs ont décidé de boycotter l'app. En cause : 

# Leur revenu net moyen est inférieur à $9/h, et certains perdent de l'argent avec le coût des assurances, de l'essence et de l'entretien. 

# N'étant pas salariés, ils ne profiteront pas de l'IPO qui va surtout enrichir les early investors (toujours les mêmes) et certains employés (les chiffres de qui va toucher quoi sont ici). 

Et même si Uber a réservé 3 % des actions aux chauffeurs, les détails sur la cession ne sont pas encore connus. Chez Lyft, seuls ceux qui ont effectué plus de 20 000 courses pourront y prétendre.


Tout le monde doit être protégé

# Il faut trouver une solution aux bras de fer légaux avec les chauffeurs. A New York, un salaire minimum vient d'entrer en vigueur. En France, la relation entre Uber et un chauffeur a été reconnue comme contrat de travail. Et c'est un vrai casse-tête sachant que les chauffeurs représentent plus de 50 % du coût d'une course.

# Devenir rentable ? Uber affiche de grosses pertes pour tenir la concurrence à l'écart et sa stratégie de diversification (UberEats, vélos et trottinettes, voitures autonomes) est coûteuse.

Finalement, la question reste la même : comment concilier ces nouvelles formes de mobilité avec une protection sociale adéquate pour les travailleurs ? La réponse vaut sûrement plus de $100 milliards. 



'Ring the bell !'

 

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Pourquoi les barrages sont en train de détruire les plus grandes rivières du monde, et la nature avec

L'étude menée par l'université McGill et WWF est formelle : seulement un tiers des rivières les plus longues du monde s'écoulent encore librement, surtout dans des zones reculées (Arctique, Amazonie, Bassin du Congo).


Les barrages ont fleuri avec l'énergie hydroélectrique

On compte aujourd'hui 60 000 grands barrages dans le monde (le plus grand est le Jinping I, devinez où).

En cause, les centrales hydroélectriques : c'est une des sources de production d'énergie (renouvelable) privilégiée pour soutenir la demande énergétique mondiale. Dans les Balkans, il y a plus de 3000 projets de barrages et plus de 50 barrages sont prévus sur le Mékong.


Plus d'eau = plus de vie

Le problème, c'est que ces barrages mettent en danger la biodiversité, et même les activités humaines comme l'agriculture. 

Prenons l'exemple de la rivière de Luangwa, une des plus longues d'Afrique : son écoulement nourrit les plantes et les sols en nutriments, permet le développement de la forêt riveraine, et fournit de l'eau à des espèces menacées comme les éléphants, les lions ou les hippopotames.


The takeway

L'énergie hydraulique est renouvelable, mais pas verte. Les grands barrages sont l'un des facteurs de la perte de biodiversité qui pourrait mener à l'extinction de plus d'un million d'espèces à brève échéance, chiffre mis en avant cette semaine par des chercheurs du monde entier. Bref, il y aura de quoi discuter au World Hydropower Congress qui s'ouvre à Paris la semaine prochaine. 

 

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Le bien-être avant la mort devient un véritable mouvement (et un sacré business)

La death wellness c'est l'idée d'accepter de parler de sa mort pour vivre plus épanoui. Et ça commence à faire du chemin...


Il faut réhumaniser la mort

Jusqu'au début du XXe siècle, les gens mouraient chez eux souvent entourés de proches. Ce n'est que récemment que l'on a sous-traité la gestion de la mort aux hôpitaux et aux pompes funèbres, créant ainsi une société qui ne veut plus s'y confronter.

Les progrès de la science se sont concentrés sur la réduction de la douleur physique mais pas sur l’accompagnement mental. Certains se sentent donc seul face à la mort d'autant plus que le poids de la religion recule.


Le dernier tabou est en train de tomber

75 % des Américains aimeraient mourir chez eux mais seulement 25 % y parviennent.

Pour délier les langues, des associations ont monté des Death Cafés un peu partout aux US et en Europe, un lieu pour échanger autour de la mort, et des doulas - accompagnateurs mentaux - ont la cote

La vision traditionnelle de l'enterrement est aussi en train de changer. Urne Bios propose par exemple de transformer vos cendres en terreau fertile. 


The takeway

Toute une génération de baby-boomers est prête à repenser la mort, une industrie qui pèse $18 milliards. Parmi ces startups qui surfent sur la vague : Willing, un service de rédaction de testaments en ligne né au YCombinator et qui a déjà levé $7 millions. 

 

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  NOW PLAYING... Bordeline - Tame Impala (2019) |  Contents d'être de retour, bonne fin de semaine !



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