Alors que les réserves naturelles plongent, les startups qui fabriquent du poisson en laboratoire font surface

*|MC:SUBJECT|*
Aujourd'hui, Instagram pourrait faire disparaître une des odeurs les plus célèbres, Opéra sort enfin des ténèbres, mais avant ça...
fake-fish-gif

 

Alors que les réserves naturelles plongent, les startups qui fabriquent du poisson en laboratoire font surface


Selon la Food and Agriculture Organization, la demande mondiale de poisson devrait augmenter de 40 % d'ici 2030 alors que nos réserves naturelles s'épuisent. 

Mais les startups ont peut-être une alternative...


 Pourquoi c'est important

Le poisson est la première source de protéines pour 3 milliards de personnes. Alors entre culture en laboratoire et substituts végétaux, qui va gagner ?


Le poisson sauvage, bientôt un souvenir...

On consomme en moyenne 20kg de poisson par an, deux fois plus qu'il y a 50 ans. La demande est tirée par la Chine qui représentera 40 % de la consommation mondiale en 2030.

À cause de la surpêche, les réserves se vident. La population du thon bleu du Pacifique est décimée (il n'en reste que 4 %), alors que dans le même temps, la flotte de pêche asiatique a été multipliée par 15. On a essayé l'élevage, mais des études montrent qu'il perturbe le milieu naturel.


Alors autant les faire nager dans... une boîte de Petri

On connaissait la clean meat, viande fabriquée en laboratoire par culture cellulaire. Aujourd'hui, des startups comme Finless Foods utilisent le même procédé pour fabriquer de la chair de poisson artificielle qui ressemble à des cookies (en vidéo ici).

Les initiatives se multiplient : Shiok Meats arrive à faire des crevettes et Wild Type a levé $3.5 millions avec sa technologie multipliant les cellules de poisson. 

Si le poisson artificiel reste cher, ces startups misent sur le fait qu'il ne contient ni mercure ni plastique, substances présentes dans les poissons sauvages à cause de la pollution. 


Viande ou poisson ? N'importe

Au vu du succès des viandes végétales (BeyondMeat a doublé ses ventes sur Q1 2019), les startups stars de ce marché essaient d'appliquer le même procédé au poisson.

Les recherches avancent : Good Catch propose déjà du thon fabriqué à partir d'haricots et d'algues et un chef américain sert des sushis vegan.

Mais avant d'y aller tête baissée, ne pourrait-on pas consommer autrement ? L'économie de la mer pèse $2500 milliards mais est menacée par la surpêche. Une pêche durable pourrait rapporter $83 milliards de plus. C'est exactement pour ça que l'UE et la WWF ont lancé le projet Fish Forward

 

'Il est pas frais mon poisson ?'
 

FB | TWTTR | LKDIN | MAIL
 




 

Un des plus vieux produits du monde résistera-t-il à l'ère Instagram ?


C'est une des odeurs les plus reconnaissables... et qui pourrait bien disparaître à jamais. 

Après des milliers d'années d'utilisation, l'encens est devenu le produit phare du marché du bien-être, et les réserves pourraient être divisées par deux dans les 20 prochaines années. 


Le produit hype en Égypte antique

L'encens est produit à partir de la résine des arbres Boswellia, que l'on trouve surtout dans la Corne de l'Afrique et la péninsule Arabique. On en produit environ 2000 tonnes par an. 

Il y a 6000 ans, les Egyptiens en mettaient à l'intérieur des tombes des pharaons et s'en servaient comme eyeliner, les Rois Mages en ont offert à Jésus à sa naissance et le prophète Mahomet l'utilisait pour traiter certaines maladies physiques


Mais maintenant, il y a Instagram

Si la demande était surtout tirée par les religions, c'est aujourd'hui le marché du bien-être, notamment les huiles essentielles, qui assèche les stocks. On leur prête des vertus de guérison de l'anxiété ou de l'arthrose. 

On en trouve chez Sephora, dans le Chanel N°5 et même dans certaines glaces. Des business comme DoTerra font un carton sur Instagram (comptez quand même $90). 
 

 The takeaway

Les forêts de Boswellia sont dévastées. Les exploitants prélèvent la résine dans un délais très court, ce qui rend les arbres vulnérables aux maladies et les fait mourir avant l'émergence d'une nouvelle génération. Et pour le moment, les normes qui régulent l'industrie sont bien insuffisantes...
 

FB | TWTTR | LKDIN | MAIL
 




Tout juste racheté par un groupe chinois, le navigateur old school Opera s'invente une nouvelle vie en Afrique


Opay, une solution de paiement mobile destinée à l'Afrique vient de lever $50 millions. Elle a été fondée par Opera, le navigateur web norvégien qui est en train de renaître de ses cendres. 


En Europe, c'est compliqué

Avec moins de 2.3 % de part de marché, Opera a du mal à trouver sa place sur le Vieux Continent. Pour se différencier, il mise sur deux choses :

1/ Son navigateur 100 % gaming Opera GX qui offre des intégrations avec Twitch par exemple. Le but est de concurrencer Google Stadia qui tourne sur Chrome.
2/ Son logiciel Vewd qui équipe déjà 75 % des smart TV, marché en forte croissance.


En Afrique, Opera fait le show

Sur le continent, Opera est le deuxième navigateur le plus utilisé derrière Chrome. Et depuis le récent rachat d'Opera par un consortium chinois pour $600 millions, le développement s'accélère.

Avant Opay, Opera lançait Oride, un service de taxi motos et Ofood, un service de livraison de nourriture.

Le but : créer un écosystème concurrent à Jumia, la plateforme africaine multi-services qui a récemment fait son introduction à Wall Street.

 
 The takeaway

La Chine, qui a déjà investi plus de $300 milliards dans les infrastructures publiques africaines depuis 2005, utilise maintenant le capital-risque pour développer son influence sur le continent. L'argent afflue via les VC comme Source Code capital ou Sequoia China (qui ont investi dans Opay). En 2018, les investissements dans la tech africaine ont battu des records
 

FB | TWTTR | LKDIN | MAIL
 


  NOW PLAYING... Call Me The Breeze - J.J Cale (1972) | Pour prendre la mer. 



VOUS AVEZ AIMÉ ?

         

FORWARDEZ-NOUS !
INVITER DES AMIS PAR EMAIL
INSCRIPTION       ARCHIVES      MANIFESTO
Copyright © *|CURRENT_YEAR|* *|LIST:COMPANY|*, All rights reserved.
*|IFNOT:ARCHIVE_PAGE|* *|LIST:DESCRIPTION|* *|END:IF|*

Modifier ses préférences ou Se désinscrire