Pourquoi les livres papier restent la plus grande peur des régimes autoritaires

 

 

Pourquoi les livres papier restent la plus grande peur des régimes autoritaires 

 

Alors qu'on pourrait penser que le format papier perd de l'influence, les régimes autoritaires du monde entier redoublent d'énergie pour le contrôler. 
 

C'est leur pire cauchemar

Ce qu'on pourrait voir comme des limites deviennent des forces dans les régimes où le contrôle d'Internet est total.

La lecture d'un livre est anonyme et le contenu ne peut pas être modifié. Le partage et la diffusion ne peuvent pas être arrêtés si facilement... à moins de les bannir.

C'est ce que fait la Chine en appliquant un contrôle strict des livres. Les contrebandiers (qui infiltrent des livres depuis Hongkong) s'exposent à des grosses peines d'emprisonnement.


Burn before reading 

Les mesures anti-livres se multiplient : en Turquie, plus de 300 000 livres ont été retirés des écoles et des bibliothèques pour être détruits. Tous faisaient référence à Fethullah Gulen, le leader du coup d'état raté contre Erdogan en 2016.

En Egypte, le président Al-Sissi a fait fermer une chaîne de librairies accusant le propriétaire d'être un soutien de l'opposition politique.

Les livres sont aussi la première cible des groupes extrémistes comme Daech qui s'était attaqué à la bibliothèque de Mossoul en 2017, brûlant plus de 100 000 livres anciens. 
 

 The takeaway

Si les livres payent le prix fort, les journalistes qui les écrivent aussi. Selon un rapport de Reporters sans frontières, seulement 24 % des pays affichent une situation « bonne » ou « plutôt bonne » pour la liberté de la presse, contre 26 % en 2018.
 

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