Ce qu'il se passe dans notre cerveau est-il encore confidentiel ?

 
 

Ce qu'il se passe dans notre cerveau est-il encore confidentiel ?

 

Facebook vient de payer entre $500 millions et $1 milliard pour acquérir CTRL-Labs, une startup qui développe un bracelet permettant de contrôler un ordinateur par la pensée.

Derrière ça, un fantasme : proposer une interface cerveau/machine qui supprime toute forme de contrôle physique. 
 

 Pourquoi c'est important

Ouvrir le contenu de notre cerveau, c'est offrir une vue holistique sur nos motivations et nos envies. Et même si les pistes de développement sont prometteuses, ça pose forcément des questions... un peu gênantes. 
 

Les scientifiques se démènent

BrainGate aux Etats-unis, le programme le plus avancé à date, aide les personnes atteintes de paralysie à être plus autonomes en implantant directement une puce dans le cortex moteur, la partie du cerveau qui contrôle les muscles.

Le logiciel est capable de retranscrire l'activité neuronale en actions comme écrire un message.

Mais pour l'instant, l'implantation nécessite une opération à cerveau ouvert et le système ne peut enregistrer l'activité que d'une centaine de neurones (on en a 88 milliards).
 

Lire dans le cerveau peut rapporter gros

Deux pistes : 

1/ La Brain Computer Interface : Facebook pourrait intégrer la technologie de CTRL-Labs à ses lunettes AR et permettre aux utilisateurs de naviguer dans ses apps par la pensée. De son côté, la société Neuralink de Musk travaille sur un implant cérébral plus léger.

2/ Le neuromarketing : en analysant l'activité cérébrale lors de l'exposition à une publicité, on peut étudier la réaction du consommateur... et adapter le contenu en conséquence. Nielsen a d'ailleurs un département dédié à la Consumer Neuroscience qui aide les marques à en tirer profit.
 

Ok, et comment on prévient les risques ?

En donnant accès à notre cerveau, on pourrait révéler des informations dont nous n'avons pas conscience et qui pourraient être utilisées contre nous.

En France, la loi bioéthique de 2011 autorise la justice à utiliser les neurosciences pour évaluer les risques de récidive.

Mais heureusement, la neuroéthique émerge. Le Chili veut, par exemple, modifier sa Constitution pour faire de la protection des données neuronales un droit fondamental. Times are changing.
 

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