Notre dépendance au transport maritime empêche (pour le moment) la transition énergétique

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Deux chiffres : chaque année, 9 milliards de tonnes de marchandises sont transportées par bateau soit... près d'1 milliard de tonnes de CO2 rejetées. 
10.12.2018
Planet
FORWARDEZ-NOUS 
NOTRE DÉPENDANCE AU TRANSPORT MARITIME EMPÊCHE (POUR LE MOMENT) UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE
Objectif 0 emission
En fin de semaine dernière, l'entreprise de transport maritime danoise Maersk a discrètement annoncé vouloir atteindre le zéro-émission de CO2 pour 2050. 

C'est pas n'importe qui : Maersk est le premier transporteur mondial de conteneurs par voie maritime. Cette décision pourrait donc mettre la pression aux autres acteurs du secteur. 

Car pendant que l'économie mondiale croît, les émissions de carbone des pays développés aussi...
POURQUOI C'EST IMPORTANT : 
# Si rien n'est fait, le transport maritime, pilier de l'économie mondiale de masse, va être de plus en plus pollueur
# Mais la transformation de l'industrie, qui semble se diriger vers l'efficacité, l'autonomie et l'électrique, est une bonne nouvelle pour la planète. 
ÉCONOMIE MONDIALISÉE = TRANSPORT PAR BATEAU

Il suffit de regarder la date de création de Maersk pour s'en convaincre : 1904. À cette époque, le monde entre dans la "première mondialisation" et les échanges internationaux s'intensifient. 

La raison : le coût du transport maritime s'effondre grâce à l'invention de la machine à vapeur et à la construction de grands canaux (le canal de Suez a réduit de 40% la distance entre Londres et Bombay). 

La différence avec aujourd'hui, c'est qu'il représente maintenant 80% du transport de marchandises mondial en volume, et 70% en valeur. 

shipping volume
En 25 ans, le volume transporté par la mer a plus que doublé. 

Et là aussi, c'est une histoire de coûts : le conteneur, inventé en 1956, est peu à peu adopté dans le monde et sert aujourd'hui de standard.

Temps de chargement des bateaux amélioré, capacité du volume transport décuplée... L'effondrement des coûts en font le moyen de transport de marchandises privilégié. Sans compter que de nouvelles routes maritimes sont en train d'apparaître. 

LE PROBLÈME, C'EST QUE LA PLANÈTE VA TRINQUER
Vous nous voyez venir. Dans notre système économique, la croissance économique est fortement corrélée avec l'augmentation du transport maritime. 

Mais surtout avec les émissions : selon le Parlement européen, cette industrie serait  responsable de 2,5% des émissions mondiales de CO2, pas grand chose. Mais au vu de la croissance du transport maritime et l'absence de régulation, ce chiffre pourrait monter à 17% d'ici 2050. 

De plus, le carburant utilisé dans les navires est du fioul lourd, dont la teneur en soufre est bien supérieur aux autres carburants. Les émissions d'oxyde de soufre (très polluant) d'un bateau correspondent donc à celles... d'1 million de voitures !

On compte aujourd'hui plus de 50 000 navires de commerce qui circulent. Les pétroliers et les porte-conteneurs (surtout ceux de plus de 100m de long) sont ceux qui polluent le plus. 


Et pourtant... Le géant français CMA CGM a inauguré en septembre le Saint-Exupéry, le plus gros porte-conteneurs français long de de 400m. 
ALORS, SUR QUOI ON TRAVAILLE ? 

Alors oui, on pourrait complètement repenser notre système économique mondial. Mais en attendant, plusieurs pistes permettant de réduire les émissions méritent d'être explorées :

1/ Évidemment, il faut continuer à imposer des normes
C'est dans ce cadre que s'inscrit la démarche de Maersk. En avril dernier, 170 pays ont aussi signé un accord à Londres dans lequel ils s'engagent à réduire de moitié les émissions du transport maritime d'ici 2050. 

2/ Continuer d'optimiser au maximum

Du tri de conteneurs effectué par la startup française BlueCargo à l'automatisation entière d'un port comme celui de Qingdao en Chine en passant par les camions autonomes et électriques de Volvo, l'optimisation permettra de réduire les émissions de CO2 des ports. 

3/ Développer une nouvelle génération de bateaux
En 2020, l'armateur norvégien VARD inaugurera le Yara Birkeland, le premier porte-conteneurs électrique et autonome au monde. Côté français, CMA CGM a opté pour le gaz naturel liquéfié comme carburant, moins pollueur.  

Bien évidemment, il s'agit aussi de repenser notre modèle d'hyperconsommation. Car au fond, la question est la suivante : peut-on sauver la planète et chercher toujours plus de croissance ? 


 NOW PLAYING... Right Now - The Undercover Dream Lovers (2018). C'est maintenant. Bon début de semaine ! 

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