Comment le programme de fidélité de Starbucks est devenu une machine à cash

 

Petite feinte : comment le programme de fidélité de Starbucks est devenu une machine à cash
 

Avec ses cartes cadeaux et sa Starbucks Card rechargeable en ligne qui permet de payer en magasin, Starbucks est en train de se constituer un vrai trésor de guerre ... à très peu de frais.
 

L'emprunt qui rapporte 

Le pactole s'élève à $6 milliards soit 6 % du total du passif de l'entreprise constitué de l'argent prêté gratuitement par les consommateurs... dont 10 % n'est jamais réclamé.

Au total, c'est comme si Starbucks arrivait à emprunter à un taux négatif de -10 %. L'entreprise gagne donc de l'argent tout en se finançant.

Deuxième coup de force : en payant avec ses cartes, Starbucks évite les frais associés aux paiements par carte de crédit (~ 1 à 2 % du montant).
 

Rembourse ton prêt en café

Paypal fait aussi fructifier les $20 milliards déposés par ses clients dans ses portefeuilles virtuels. Sauf que Paypal devra devra rendre un jour l'argent prêté par les consommateurs. Il doit donc rester liquide et investi dans des placements peu risqués (comme des bons du trésor).

A l'inverse, Starbucks offre des cafés aux consommateurs. Ce qui lui permet donc d'utiliser cet argent dans des placements plus risqués pour financer son expansion.
 

 The takeaway

Les cartes prépayées sont une bénédiction pour les retailers comme Amazon ou Walmart qui gagneraient chaque année $1.9 milliard grâce aux cartes inutilisées. D'ailleurs, la revente des cartes cadeaux est devenue un business : Cardpool propose d'acheter des cartes inutilisées avec un discount.