Les startups françaises du renseignement et de la défense se financent de plus en plus à l'étranger - et ça menace notre souveraineté

 

Les startups françaises du renseignement et de la défense se financent de plus en plus à l'étranger - et ça menace notre souveraineté

 

Le Flyboard défilant sur les Champs Elysées le 14 Juillet avait fait sensation. Sauf qu'en 2017, l'armée américaine avait failli racheter le concept.

Un exemple qui illustre les difficultés qu'ont les pépites de technologie militaire à se financer sur le territoire. Et ça pourrait nous jouer des tours...
 

 Pourquoi c'est important

Ces technologies garantissent notre indépendance sur la scène internationale. Leur financement est donc stratégique. Et plus globalement, la France semble avoir du mal à garder ses atouts. 
 

Certains sont un peu frileux

Les banques et les fonds ne veulent pas associer leur image aux technologies militaires. Numalis, qui développe un système correctif de trajectoires pour missiles et fusées, n'a pas su convaincre les VC malgré un partenariat signé avec Airbus.

Ce genre de deeptech demande un temps de développement long (~ 5/10 ans) et ça ne colle pas forcément avec la logique court-termiste des fonds. 
 

Alors Oncle Sam les attire

In-Q-Tel, le fonds d'investissement de la CIA, a fait des propositions à des startups françaises comme Linkurious, qui a aidé à faire éclore les Panama Papers ou Earthcube qui développe une technologie d'imagerie satellite. 

Et pendant ce temps-là... certaines se financent déjà à l'étranger. Dataiku, utilisé par la cellule luttant contre le blanchiment d'argent Tracfin, vient de boucler une levée de $101 millions auprès du fonds ICONIQ Capital, très proche de Zuckerberg.
 

Il faut garder les cartes en main 

Le gouvernement a finalement réagi en créant le fonds Definvest censé sécuriser le capital des entreprises stratégiques.

D'autres secteurs ont des soucis : en 2014, Alstom a cédé sa branche énergétique (qui fabrique notamment les turbines des réacteurs nucléaires) à General Electric et donne donc aux États-Unis un sacré pouvoir (l'histoire rocambolesque de la vente est ici). 

Et bien évidemment, il y a la question de la protection des données dans le cloud face au Cloud Act américain. Pour contrer ça, la France a misé gros sur le développement du cloud souverain CloudWatt. Échec. 

Alors pourquoi ne pas simplement soutenir les pépites françaises du cloud comme OVH ou Outscale ? Difficile à comprendre... 
 

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