UberEats triple ses effectifs -- Et déploie sa stratégie secrète pour renverser le marché de la livraison

*|MC:SUBJECT|*
Spoil : vos livraisons UberEats proviennent en fait de restaurants "fantômes". 
09.11.2018
Planet
FORWARDEZ-NOUS 
UBEREATS TRIPLE SES EFFECTIFS -- ET DÉPLOIE SA STRATÉGIE SECRÈTE POUR RENVERSER LE MARCHÉ DE LA LIVRAISON
restaurants fantômes

Mi-octobre, Morgan Stanley et Goldman Sachs ont valorisé le service de livraison d'Uber à $20 milliards en prévision de sa future IPO. 

Le petit plusils prévoient aussi que ce service sera profitable bien avant son activité de VTC.

Et en effet, UberEats passe la seconde : l'entreprise a annoncé cette semaine vouloir tripler ses effectifs pour la zone EMEA.

POURQUOI C'EST IMPORTANT : 
Déjà parce que sur le marché de la livraison de nourriture, c'est scale fast or die. Et que pour remporter la bataille, Uber a mis en place un réseau de restaurants fantômes qui booste sa croissance. 
LE BULLDOZER EST DÉJÀ EN PLACE
La logique du winner takes it all est aussi vraie sur le marché de la livraison : il faut aller vite. Et pour cause : on parle quand même d'un marché de $365 milliards d'ici 2030. 
 
En triplant la taille de ses équipes, Uber veut accélérer son service de livraison, qui représente déjà 10% de ses courses. Et pour le moment, la croissance est au rendez-vous : en 6 mois, UberEats a doublé sa part de marché aux US.  
Parts de marché USA
Fact : UberEats est l'acteur le plus en croissance.
Plus impressionnant encore : son expansion en zone EMEA. En 2018, UberEats s'est installé dans 100 nouvelles villes et 6 nouveaux pays. 

Au total, le service est disponible dans 200 villes dans le monde et annonce être déjà rentable dans un quart de celles-ci. Sacrée performance.
L'ATOUT SECRET : SON EMPIRE DE RESTAURANTS OÙ PERSONNE NE RENTRE

Oui, il existe des "restaurants fantômes", et ils sont assez populaires depuis 2016. 

Le principe : ils ne vendent pas de produits dans un lieu physique, et ils sont spécialement conçus pour un service de livraison en ligne. 

Et devinez quoi ? Uber compte ouvrir 400 restaurants de ce type au UK d'ici la fin de l'année. Voici sa méthode : 
1/ Grâce à l'analyse des données, Uber identifie les zones dans lesquelles la demande des clients est forte pour un certain produit. 
2/ Il repère ensuite les espaces de cuisine disponibles, approche les restaurateurs locaux, et leur fait par de ses analyses. 

Résultat : les ventes du restaurant explosent, et les profits aussi. Sur les conseils d'Uber, un glacier de Brooklyn s'est par exemple reconverti dans les burgers, et a multiplié ses ventes par...28 !  

MAIS ALORS, QUI VA RALENTIR UBEREATS ?
D’abord, les régulateurs. Ils appuient pour que les livreurs (et les chauffeurs) soient reconnus comme salariés et donc éligibles aux droits sociaux (congés payés, etc…). Des décisions récentes en Californie et au Royaume-uni vont dans ce sens, et pourraient forcer les acteurs de la gig economy à repenser leur stratégie. 

Ensuite, la complexité du scale de ses activités. Car comme pour ses VTC, Uber doit faire face à des spécificités locales. 

Deux exemples : il y a deux jours, UberEats a dû autoriser les paiements en liquide en Égypte, Arabie Saoudite et Afrique du Sud, où le cash prédomine. À l’inverse, 90% des paiements électroniques au Pays-Bas sont faits avec iDeal. Là aussi, Uber Eats a dû s’adapter. 

Bref, malgré les freins, Uber s'efforce d'inventer de nouveaux modèles. Et pour le moment, ça a l'air de ne pas trop mal marcher.  


 NOW PLAYING... This Old House Is All I Have - Against All Logic (2018). Pour un début de week-end smooth  🖖  

VOUS AVEZ AIMÉ ? 

         
Share
Tweet
Share
REJOIGNEZ NOTRE GROUPE PRIVÉ
INSCRIPTION       ARCHIVES 
Copyright © *|CURRENT_YEAR|* *|LIST:COMPANY|*, All rights reserved.
*|IFNOT:ARCHIVE_PAGE|* *|LIST:DESCRIPTION|* *|END:IF|*

Modifier ses préférences ou Se désinscrire